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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 23:22

 

carte etape 12profil etape 12

6h. Je me lève, je suis reposé, je mets le nez dehors il fait beau. La chance est avec moi, je découvre dans un coin de la cabane un sachet de café et un réchaud à gaz! je décrasse au ruisseau une vieille gamelle et me prépare le café que j'accompagne d'une tasse de sport'dej et d'une barre de céréales, royal! Je plie tout, fais le plein d'eau au ruisseau et j'attaque par l'ouest (hier j'avais tenté par le nord). Après 1 heure de grimpe à flanc de montagne je parviens à ce qui ressemble à un col, je regarde mon altimètre: 1698m, c'est l'altitude du col d'Arriutort, je pense donc être arrivé.IMG 2968A ca passe plus Mais le doute s'installe rapidement car je suis dans un cirque, aucune issue, partout je vais dans le mur. Une fouine, elle, a trouvé une issue, elle rentre sous terre! pour moi c'est pas encore l'heure! Après bien des réflexions et des tentatives dans tous les sens, je décide de suivre mon Gps qui m'indique la direction d'un éperon rocheux que j'arrive tant bien que mal à contourner et là-haut miracle, il semblerait que je suis sur une sente, voilà même un balisage de randonnée. Cette fois c'est sûr je suis sur le bon chemin. Après un parcours épique dans rochers, pentes abruptes et végétation et après l'effet surprise de 2 lagopèdes qui s'envolent devant mes pieds, j'aperçois en haut d'une pente herbeuse un panneau en bois où je peux lire: col d'Arriutort 1698m. IMG 2977Je jubile! Il faut maintenant redescendre sur l'autre versant. çà commence par un sentier très étroit, toujours à flanc mais longeant les crêtes et qui se termine en cul de sac. Il faut pourtant rejoindre la vallée: séquence escalade mais cette fois à l'envers, la descente est raide mais pas trop dangereuse. En bas le renard rejoint sa planque, il se demande quel est cet intrus qui ose violer son territoire. Un faucon pèlerin que j'ai aussi dérangé, crie à tue-tête et m'accompagne de loin pendant un bon bout de chemin. Une fois en bas je continue à descendre en longeant un ruisseau toujours hors sentier jusqu'à l'entrée d'un bois où là je trouve un sentier "peu cyclable" comme dit l'auteur de mon livre, et c'est bien là le moins qu'on puisse dire, moi j'aurais dit "casse gueule"! IMG 2979 à descendre!Enfin après la traversée du ruisseau à gué (plus ou moins) je rejoins la piste forestière qui va me mener jusqu'à Aydius. D'Aydius à Bedous (420m) le trajet se fera par la route, tout en descente. J'ai faim (bizarre, non?). J'entre dans un bar tenu par des hollandais et bois un grand chocolat accompagné d'un chausson aux pommes. Ouf çà va mieux mais sauve qui peut, une nationale traverse la ville  et les camions passent à 1 mètre de la porte du bar, le retour à la "civilisation" est terrible! Je profite quand même de la présence d'une épicerie pour ravitailler pour midi (rôti de porc et 4 gâteaux de riz). Je dois maintenant rejoindre Licq Athérey distant de 50km. Cette portion se fera en grande partie par de petites routes mais avec de forts dénivelés. Le point culminant sera 1550m mais avec beaucoup de bosses intermédiaires. A mi-parcours cependant je tente une option par un sentier indiqué par Veron, c'est facile il suffit de suivre une ligne électrique! Que ne me suis-je embarqué dans cette galère! Après 500 m de descente sur un terrain karstique, la trajectoire plonge dans un ravin. Je crains le pire car complètement hors sentier, les indications de Véron sont vagues et vieilles de 10 ans, je décide de remonter surtout que je suis bien fatigué. Les 500 m de remontée sur les rochers tranchants sont encore une fois une galère monstre, IMG 2979A encore du délire!d'autant qu'il fait très chaud. J'arrive à la route complètement cuit. Je fais une petite pause et repart sur la route mais je n'ai plus de jambes. Licq est encore à 30 km et çà va pas être de la tarte dans cet état. C'est la première fois depuis le départ que je suis cuit à ce point! Ouf les 10 derniers km sont en forte descente. Je suis survolé par une bande de vautours, ils veulent ma peau mais ce n'est pas encore l'heure mes cocos! me voilà sorti du Béarn pour entrer en pays basque. Au café Alfitcha on loue des chambres  style gîte, je m'y rends donc mais complet (en fait il n'y a qu'une chambre!). On m'indique un hôtel, je vais voir: 3 étoiles! c'est pas dans le style! Renseignements pris je fais 5 km de plus et trouve à Ardets une auberge tenue par des gens sympathiques qui me font un repas pantagruélique et m'offrent une chambre confortable, avec le petit dej la soirée étape me coûtera 40 €. Je boucle la journée à 80 km, c'est trop, il me fallait bien un bon lit et une bonne table pour me remettre , je ne veux pas craquer à 3 jours de la Grande bleue.

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